
De Franse
Assemblée Nationale heeft op 22 mei jl. bijna unaniem een amendement goedgekeurd bij het eerste artikel van de Franse grondwet. Dit artikel luidt vanaf nu alsvolgt: « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Les langues régionales appartiennent à son patrimoine. » De toevoeging van deze laatste zin is een overwinning voor iedereen die opkomt voor de rechten van de regionale talen in Frankrijk. In Noord-Frankrijk wordt nog het Vlaams gesproken, een Nederlands dialect, dat onlangs opnieuw in een aantal scholen wordt onderwezen. U vindt hierover een uitgebreid artikel in het recente jaarboek
De Franse Nederlanden-Les Pays-Bas Francais.
In Frankrijk worden ongeveer 75 regionale talen gesproken en het onderwijs van sommige van deze talen is sinds 1951 toegestaan. Dat onderwijs kent wel een belangrijke groei. In het schooljaar 2001-2002 volgden 252.858 leerlingen op een of andere manier onderwijs in een regionale taal. Vandaag zijn dat er ongeveer 404.351. De belangrijkste regionale taal is het Elzassisch (163.820 leerlingen op alle niveaus), gevolgd door talen zoals (in volgorde van grootte) het Occitaans, het Tahitiaans, het Corsikaans, het Bretoens, Baskisch, Catalaans, enz.
Overigens is er ook verzet tegen deze erkenning. De
Académie Francaise stelt in een verklaring van 12 juni jl. dat deze toevoeging aan de Grondwet ernstige gevolgen zal hebben. Zij vraagt dat deze zin opnieuw geschrapt zou worden. (
Lees hier deze tekst) Het is hoogst uitzonderlijk dat “de onsterfelijken” van de Académie met zo’n scherp standpunt naar buiten komen. Op 18 juni jl. heeft de
Franse Senaat ten slotte het amendement van de Assemblée Nationale verworpen met 206 stemmen tegen 103.
Le 22 mai dernier, l’Assemblée Nationale a adopté à la quasi-unanimité un amendement visant l’article 1er de la Constitution francaise. Le texte amendé de cet article était le suivant : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Les langues régionales appartiennent à son patrimoine. » L’ajout de cette dernière phrase représentait une victoire pour les défenseurs des langues régionales en France. Dans le nord de la France, on parle encore flamand, un dialecte de la langue néerlandaise, réenseigné depuis peu dans un certain nombre d’établissements scolaires. Vous trouverez un long article à ce sujet dans les dernières annales De Franse Nederlanden-Les Pays-Bas Francais.
En France, environ 75 langues régionales sont parlées et l’enseignement de certaines d’entre elles est autorisé depuis 1951. Cet enseignement croît de facon importante. Au cours de l’année scolaire 2001/2002, quelque 252.858 élèves ont suivi d’une facon ou d’une autre un enseignement dans une langue régionale. Aujourd’hui ils sont environ 404.351. La langue régionale la plus importante est l’alsacien (avec 163.820 élèves tous niveaux confondus), suivi de langues comme (par ordre d’importance numérique) l’occitan, le tahitien, le corse, le breton, le basque ou le catalan.
Cette reconnaissance s’est heurtée à une résistance. L’Académie Francaise a rappelé dans une déclaration du 12 juin dernier que les conséquences du texte voté étaient graves. Elle a demandé le retrait de cette phrase. (Voir ici cette réaction). Il est tout à fait inhabituel que les « immortels » adoptent une position publique aussi sévère. Le 18 juin dernier, enfin, le Sénat a rejeté, par 206 voix contre 103, l’amendement proposé à l’Assemblée nationale.